C'est en 1954 que les militaires maéricains lancent le projet SAGE (Semi-Automatic Ground Environment), un système informatisé de suivi et d'interception des missiles et autres bombes lancées depuis l'URSS. Les besoins d'interconnexion des terminaux informatiques des bases militaires et des centres stratégiques SAGE, situés aux Etats-Unis et au Canada, donneront naissance aux modems. Le projet SAGE utilisait un réseau de communication privé mais les équipements utilisés en bout de ligne assuraient bien un rôle de modulation-démodulation.

Le modem est naît, mais dites-moi à quoi sert-il ? Les signaux analogiques transportés par les réseaux téléphoniques ne pouvaient être transformés jusqu'à lors qu'en signaux sonores ou lumineux. A présent, ils peuvent être transformés en signaux numériques, soit des suites de 0 et de 1, langage maternel des ordinateurs et autres équipements informatiques.

Un modem se compose généralement des composants suivants:

  • un modulateur (transformation des informations numériques en signal analogique)
  • un démodulateur (transformation du signal analogique en informations numériques)
  • un connecteur à la ligne téléphonique
  • un circuit assurant la numérotation
  • un circuit de détection d'appel entrant
  • un circuit de détection de tonalités, permettant de connaitre l'état de la ligne


Un modem est également caractérisé par:

  • sa norme, spécifiant vitesse de transmission et mode de transmission (half, full, ...)
  • sa vitesse de transmission, exprimée en kilo bits par seconde (kbit/s ou kbps)
  • son type de raccordement informatique, interne ou externe


Crée en 1865, le Comité Consultatif International Téléphonique et Télégraphique (CCITT) devient en 1932 Union Internationale des Télécommunications (UIT). C'est au sein de cet organisme que le groupe de travail UIT-T traitera toutes les questions techniques et de normalisation relatives aux modems.

Parmi les normes de la série V ((Transmission de données par le réseau téléphonique), nous retrouvons les normes suivantes:

  • V.21 : débit de 300 bps en duplex intégral
  • V.22bis : débit de 2 400 bps en duplex intégral
  • V.32 : débit de 9 600 bps en duplex intégral
  • V.32bis : débit de 14,4 kbps
  • V.34 : débit de 28,8 kbps
  • V.90 : débit de 56 kbps (liaison descendante) et 33,6 kbps (liaison montante)
  • V.92 : débit de 56 kbps (liaison descendante) et 48 kbps (liaison montante)

L'ITT-T produit aussi les normes de la série X (Réseaux informatiques et systèmes ouverts): X.25, X.400 et X.500.