1974 - TCP-IP
Par Vincaria le mercredi 18 mars 2009, - Logiciels - Lien permanent
Depuis ses débuts, le
réseau ARPANET s'appuyait sur une couche protocolaire de communication appelée
Network Control Program
. assurant la gestion des flux inter-composants
de communications des ordinateurs du réseau. La gestion des couches physiques
et réseau était quant à elle confiée aux composants appelés IMPS (Interface
Message Processors
).
NCP assurait donc la gestion de la couche Transport
des données au
travers de deux protocoles: AHHP (Arpanet Host-to-Host Protocol
) chargé
de contrôler les flux de données unidirectionnels entre machines et ICP
(Initial Connection Protocol
) chargé d'établir une communication
bi-directionnelle s'appuyant sur les flux gérés par AHHP. Les applications
logicielles s'appuyaient alors sur une interface avec la couche NCP pour
dialoguer.
Durant l'été 1973, Vinton Cerf et Robert
Kahn élaborèrent une refonte importante des protocoles de
comunication : ce n'est plus le réseau qui devait assurer la cohérence de
ses communications mais les ordinateurs du réseaux eux-mêmes via l'utilisation
d'un protocole standard commun à tous.
Issue des recherche de Vinton Cerf à Stanford durant les années 1973-1974,
cette nouvelle philosophie repose notamment sur la mise en oeuvre d'équipements
appelés routeurs
dont
le rôle consiste à faire transiter les données qu'il reçoit vers les différents
noeuds de réseau avec lesquels il est interconnecté. Les recherches de Vinton
Cerf sont notamment publiées dans la RFC675 - Specification of Internet Transmission
Control ProgramRFC675 (Specification of Internet Transmission Control
Program
).
Suite à ces premiers travaux, l'agence DARPA
constitue un groupe de
travail chargé de développer une solution opérationnelle de ce nouveau
protocole sur différents bases matérielles. Ce groupe de travail sera constitué
des universités de Stanford, du London College
et de la société Bolt
Beranek and Newman
, et publiera quatre verions de protocoles :
- TCP version 1
- TCP version 2
- TCP version 3 et IP version 3
- TCP version 4 et IP version 4, soit TCP/IP v4
Dès 1975, le groupe de travail établit un premier réseau TCP/IP l'université de
Stanford et celle du London College, puis en 1977 l'étend à troisième réseau
situé en Norvège. Suivront d'autres travaux d'extension jusqu'en 1983.
Enfin, en mars 1982, le département de la Défense américain entérine
l'exploitation de TCP/IP sur ses réseaux militaires. Le 1er janvier 1983, NCP
fut définitivement déclaré obsolète et abandonné sur le réseau ARPANET, qui
bascula l'ensemble de ses protocoles de communications sur la suite
protocolaire TCP/IP.
Techniquement, le protocole IP assure la communication de données en provenance
des protocoles de transport comme TCP. Les données sont encapsulées au sein de
datagrammes qui sont transmis à la couche de liaison des données comme
ethernet. Ce protocole ne nécessite pas l'établissement d'un circuit de
communication au préalable, et assure l'acheminement des données sans garantie
de résultat, il s'agit donc d'un protocole non-fiable.
Il agit comme un transporteur de données, sans connaitre le contenu de ce qu'il
transporte. Il ne prend pas en compte les aspects suivants :
- la validité des données
- leur ordre d'arrivée au destinataire
- la perte de données
- le ré-acheminement de données
Pour garantir ces aspects, l'adjonction du protocole TCP à IP est
nécessaire. Ainsi, les équipements du réseau déléguent la gestion intelligente
des données aux équipements en bout de chaine.
Techniquement, le protocole TCP assure le transport des données de façon fiable
(sans perte de données et dans l'ordre) et en mode connecté (persistence de la
communication durant le transfert de toutes les données) au travers des actions
suivantes :
- établissement de la connexion
- si émission de données
- découpe des données en paquets
- transfert des données
- retransmission des données non reçues
- si réception de données
- assemblage des paquets de données
- vérification des données reçues
- terminaison de la connexion