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1989 - Tim Berners Lee

Né à Londres en 1955, Timothy John Berners-Lee est diplômé du Queen's College de l'Université d'Oxford en 1976. Après notamment un début de carrière chez Plessey Telecommunications un équipementier en télécommunication anglais (intégré en 1989 au sein des groupes General Electric et Siemens AG), il travaille six mois en qualité d'ingénieur logiciel consultant au CERN (Centre Européen pour la Recherche Nucléaire).

De 1981 à 1984, Tim Berners-Lee fonde la société Image Computer Systems dont il dirige les équipes techniques, avant de devenir membre du CERN où il travaillera notamment sur les systèmes temps-réel et l'acquisition de données. Durant sa mission précédente au CERN, il a conçu un programme de stockage d'informations, nommé Enquire (traduction: "Se renseigner"), qui va servir de base à ses prochains développement au sein du CERN.


En 1989, repartant de ces travaux sur Enquire, Tim Berners-Lee souhaite développer un logiciel permettant à ses utilisateurs de naviguer au sein d'un ensemble de documents "hypertexte" reliés en réseau. Cela aboutira en mars 1989 à une proposition de base de données hypertexte avec liens typés expliquée dans le document HyperText and CERN.

Prenant en compte les problèmes sont confrontés les chercheurs du CERN, qui souhaitent partager leur données au travers d'un parc de machines hétérogènes sans réel logiciel de présentation commun à tous, Tim Berners-Lee est encouragé par son responsable de l'époque Mike Sendall, qui griffonna sur le document qui lui est proposé la remarque suivante : "vague, mais excitant".

Mike Sendall propose également l'implémentation du concept sur la station de travail NeXT de Tim Berners-Lee et plusieurs noms sont alors envisagés pour le projet :
  • "Information Mesh" 
  • "The Information Mine"
  • "Mine of Information" 
  • et finalement "World Wide Web" 

La version que nous qualifierons de "beta" du Web est alors en cours lorsque Robert Cailliau rejoint le projet et travaille sur une nouvelle version de la proposition, qu'il publiera le 12 novembre 1990. Préalablement à cette publication, Tim Berners-Lee et Robert Cailliau interviennent en septembre 1990 à la Conférence Européenne sur la Technologie Hypertexte pour y présenter leur concept de mariage du réseau Internet avec les technologies Hypertextes.

Plus décidés que jamais à poursuivre leurs efforts, Tim Berners-Lee et Robert Cailliau développent un ensemble de prototypes logiciels durant la période de Noël 1990 :

  • le protocole HTTP (HyperText Transfer Protocol) 
  • le langage HTML (HyperText Markup Language) 
  • le navigateur et éditeur de pages Web WorldWideWeb 
  • le logiciel serveur HTTPD HTTP Daemon 
  • le site web http://info.cern.ch/

Le web vient de naître et la première page accessible présente le projet de Tim Berners-Lee et Robert Cailliau. Le navigateur web développé pour le système d'exploitation NeXT permet également d'accèder au contenu des Newsgroups USENET et aux serveurs FTP. L'équipe du CERN va alors demandé à Nicola Pellow de développer un navigateur multi-plateforme, nommé LMB (WWW Line Mode Browser. Fort d'un outil multi-plateforme, l'équipe de Tim Berners-Lee rajoute l'annuaire téléphonique du CERN au site web.

Le 6 août 1991, Tim Berners-Lee poste dans le groupe de news "alt.hypertext" où il présente brièvement les concepts fondamentaux du web dans un article appelé "Qualifiers on Hypertext links". Cette date est considérée comme beaucoup comme l'annonce officielle et publique du web sur le réseau Internet.

De 1991 à 1993, Tim Berners-Lee contribue aux travaux de spécifications des URI (Uniform Resource Identifier), du protocole HTTP et du langage HTML. Puis il rejoint le Laboratoire des Sciences Informatiques du MIT en qualité de Directeur du Consortium W3 en 1994. Le Consortium W3 a en charge la coordination du développement du World Wide Web en s'appuyant notamment sur des équipes du MIT et de l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique).

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1997 - Peer-to-peer (P2P)

Dès sa conception à la fin des années 1960, le réseau ARPANET pose les bases d'un réseau d'interconnexion non hiérarchique et non centralisé. En théorie, la communication entre utilisateurs finaux ne dépend d'aucun élément central et d'aucune liaison point-à-point . Il est donc pas définition possible d'échanger des informations avec n'importe quel ordinateur relié au réseau. Les premiers échanges de données, via les protocoles telnet ou ftp notamment illustrent bien cette idée de connexions non centralisées, inutile de se référencer auprès d'un serveur central pour communiquer entre utilisateurs. La réalité est un peu plus contrastée puisque pour beaucoup de protocoles IP, un modèle client-serveur est nécessaire : un serveur héberge les données et des clients s'y connecte pour les lire ou les modifier.

1969 - Arpanet (ARPA Network)

A partir de 1940, le département de la Défense américain crée une agence chargée des projets de recherche en matière de défense militaire. Cette agence nommée DARPA ("Defense Advanced Research Projects Agency") va être à l'origine de la naissance du réseau prédécesseur d'Internet, mais aussi du programme Transit ancêtre du GPS, ainsi que des programmes d'avions furtifs Jusqu'alors, les communications informatiques reposaient sur l'utilisation de circuits dédiés, tout comme les communications téléphoniques. L'agence DARPA lance donc en 1966 un projet de réseau informatique reliant certaines universités américaines. Sans objectif particulier d'un point de vue militaire, ce projet devient le réseau ARPA et en 1969 il relie quatre centres :

1974 - TCP-IP

Depuis ses débuts, le réseau ARPANET s'appuyait sur une couche protocolaire de communication appelée "Network Control Program". assurant la gestion des flux inter-composants de communications des ordinateurs du réseau. La gestion des couches physiques et réseau était quant à elle confiée aux composants appelés IMPS (Interface Message Processors). NCP assurait donc la gestion de la couche Transport des données au travers de deux protocoles: AHHP (Arpanet Host-to-Host Protocol) chargé de contrôler les flux de données unidirectionnels entre machines et ICP (Initial Connection Protocol) chargé d'établir une communication bi-directionnelle s'appuyant sur les flux gérés par AHHP. Les applications logicielles s'appuyaient alors sur une interface avec la couche NCP pour dialoguer.